Tourner la page .

19 avr

tourner la page

Je me suis longtemps demandée ce que ça faisait quand on tournait la page.

Quand on ne pleure plus quand une naissance nous ai annoncée, car ça nous fait plus ce truc étrange à l’intérieur du ventre.

Quand on n’a plus la nostalgie du ventre rond.

Quand on se dit que ça y est, tout ça c’est fini, que l’on continue l’aventure en passant de l’autre côté.

Et quand surtout, ça nous évoque pas de tristesse de se dire qu’on a tourné cette page.

 

Je crois que récemment j’ai tourné ma page à moi aussi.

J’ai lu avec beaucoup d’émotion les billets de Marie et de Marjolaine  car je les ai trouvés d’une justesse incroyable .

Cela doit être le fait d’avoir trié toutes ces choses ces derniers temps. Tous leurs vêtements, tous ces trucs de puériculture qu’on cherche à vendre désormais car on sait, car on certain, ça ne servira plus .

Le fait d’avoir organisé une étagère quelque part dans leur chambre pour y mettre toutes ces autres choses dont je serai incapable de me séparer.

Il n’y aura plus d’autre bébé.

Même si je n’ai même pas trente ans.

Même si franchement quand même une petite sœur ça serait sympa ( dixit P’tit Pois)(crois moi, c’est pas moi qui le dis).

Je sais bien que je peux me tromper et que certes, on à qu’à se donner rendez-vous dans dix ans pour en reparler. Je sais.

Mais, c’est ce que je ressens.

C’est assez étrange comme sentiment. Je me retrouve avec des préoccupations personnelles, elles m’explosent à la face comme si je les avaient mises de côté pendant trop de temps.

En fait, je les ai mises de côté pendant trop de temps.

On dit que l’on grandit avec ses enfants, pourtant je vis aujourd’hui des retrouvailles  avec le moi-même d’il y a trois ans et demi.

Toujours aussi torturé, bordélique, passionné et rêveur.

J’ai fini de croire que j’allais changer comme par magie, du jour au lendemain, je travaille sur moi même et petit à petit je m’améliore un peu et je prends mon temps.

Je ne crois plus que l’on peut tout changer d’un coup car je sais que c’est le meilleur moyen de ne rien changer du tout.

De ce fait, je suis un peu moins présente ici, j’ai l’impression de ne jamais avoir été tant concentrée à m’améliorer, ça me fait un bien fou au moral.

De penser un peu à moi, à nous, à mes buts dans la vie, de penser à la vie que j’ai la chance d’avoir de façon consciente et d’être pleine de gratitude.

Ce qui m’arrive, c’est tout bête,  mes enfants grandissent et j’ai tourné la page.

Cette page d’installation à quatre est validée, terminée, dernière nous.

Pleine de bonheurs immenses, de challenges, de victoires, de difficultés certaines.

Cette page est remplie, je la tourne et je passerai toutes les pages suivantes à faire que tout ce que nous vivrons dans les pages de notre livre à quatre soit organisé au mieux pour que tout le monde vivent bien, pour qu’on y trouve tous notre compte, pour que le bonheur se partage et se multiplie.

 

J’ai tourné la page, je réfléchis ma vie, je suis concentrée, déterminée, je me sens libre et je suis en paix.

 

Je suis … comblée.

Nous sommes au complet <3.

 

 

Notre vie sans toi .

2 avr

bégaiment

Tu es arrivé dans notre vie, sournoisement, à petits pas certes, mais surement .

 

Sur la pointe des pieds, tu t’es installé.

 

Longtemps la pédiatre a refusé d’admettre ta présence. Or nous, dès le début, nous t’avions pris au sérieux. Enfin, surtout Papa, car moi, je suis un peu naïve parfois …Alors je t’ai sous-estimé.

 

Ton intrusion si progressive et mesquine  nous rendait si triste tu peux savoir à quel point.

 

Je ne sais pas si j’ose parler de toi au passé… Mais tu étais le mal qui expliquait tellement d’autres maux chez notre fils.

 

Tu sais, sans mâcher mes mots, je dois te dire que tu as empoisonné sa vie et la nôtre par la même occasion mais ça, franchement, ça n’est  pas le plus grave tu vois.

 

Tu l’as empêché d’exprimer ses besoins les plus sommaires.

 

Tu l’as fait se sentir inférieur à son frère, inférieur à la Terre entière .

 

Car, sous ton emprise, il se sentait vulnérable et  fragile ….Car tu sais,  tous les autres pouvaient parler. Pas lui.

 

Tu as bloqué tellement de paroles qui avaient besoin de sortir que tu as fait de mon fils un enfant en colère .

 

Cohabiter à cinq avec toi n’était parfois que survivre, tant tu t’étais emparé de lui, tant tu l’avais transformé en un enfant qui m’a échappé complètement, tant j’ai frôlé le burn-out de me sentir si impuissante. Je l’étais au fond, sur le moment, et c’était juste insupportable .

 

A coup d’espoir et de séances d’orthophonie, à coup de fierté et de félicitations, à coup d’amour inconditionnel et d’empathie grandissante, on t’a montré doucement la porte de sortie.

 

Sans violence, sans être trop hâtifs, sans brûler les étapes car  on savait qu’il faudrait du temps, on t’a domestiqué, on lui a appris te dominer .

 

On voulait tellement que tu lui rendes sa liberté, on était prêts à tout pour ça je t’assure,  mais celui qui  t’a claqué la porte au nez, c’est bien lui.

 

Ce petit homme de trois ans et demi, qui a dit de manière déterminée et sans trembler en tapant du poing sur le bureau de son orthophoniste, qu’il t’avait mis  à la poubelle, que ça y est, il en était terminé de toi.

 

Alors oui, je t’avoue, depuis presque trois semaines, bien que les petites croix du tableau d’observation se maintiennent sur le chiffre "zéro", je n’ose dire à personne que mon fils ne bégaie plus car je sais que tu es là, tapi dans l’ombre et que tu le guettes . Je sais que d’ailleurs, tu le guetteras toujours .

 

Mais je voudrais juste t’exprimer à quel point on vit bien sans toi, à quel point si tu pouvais disparaître quelque part où tu ne ferais plus souffrir personne, ça nous remplirait de bonheur.

 

Sans vouloir être méchante, on est si bien comme ça,  je ne veux pas que ça s’arrête.

 

Jamais.

 

J’aimerais ne plus jamais voir mon fils pleurer car les mots ne sortent pas . Parce que ça me ronge pour lui et parce que je suis nulle pour cacher mon chagrin.

 

J’aimerais le voir encore et encore  comme aujourd’hui, fier de ses réussites et si peu déstabilisé par ses défaites, si confiant et si joyeux.

 

J’aimerai toujours en avoir plein la tête de ses paroles qui m’expriment enfin ses émotions et qui me disent la vie autrement plus belle que celle   que je peux voir avec mes yeux d’adulte. Je n’en ai jamais marre et mes oreilles ont tellement du mal à y croire que ça me fait pleurer parfois.

 

J’aimerai qu’il me détaille encore pendant de longs instants le déroulement de ses ateliers à l’école ou encore qu’il m’explique les différents pouvoirs des super-héros avec une précision qui captive, une précision qui dit : J’ai le pouvoir sur les mots, j’en fait ce que j’en veux.

 

Je veux ces paroles libérées, spontanées et imparfaites à l’infini.

 

J’ai le sentiment d’avoir retrouvé mon fils, tu as été l’obstacle virulent qui a tout compliqué.

 

Je te hais .

J’appréhende ton retour et je tends le dos mais surtout je savoure la richesse que tu as laissé derrière toi.

Tu crois peut-être pouvoir débarqué à nouveau un de ces jours dans sa vie .

Mais sache une chose, s’il a gagné cette bataille, il ne fait nul doute qu’il gagnera la guerre.

 

 

Petit billet spontané difficile à écrire qui me permet de conclure sur le fait que le bégaiement doit TOUJOURS être pris au sérieux, il peut être pris en charge au plus tôt par un orthophoniste même si l’enfant est très jeune( même vers deux ans et demi).

Il ne faut pas sous-estimer ce problème car plus longtemps on le laisse prendre sa place plus difficilement nous parviendrons à le foutre à la porte .

 

#ont’aura :)

Toi aussi tu en a ras la cape et tu veux gagner le livre ? [CONCOURS Wonder Mum en a ras la Cape]

2 avr

Tu le veux hein ?

Tu le veux hein ?

 

Je suis là aujourd’hui pour te parler de celle que l’on ne présente évidemment plus… :) .

Je parle de Serena du blog Des Légos dans mes Louboutin, celle qui nous fait cracher notre gorgée de vin blanc sur la table par fou rire à coup sûr avec ses #mercredisconfession et ses #dimanchesparodie que l’on dévore en direct live de nos smartphones  grâce à  sa page Facebook et  son blog tordant.

Oui, cette Serena là, elle a écrit un livre .

Elle a écrit ce livre.

 

wonder mumClique donc sur le livre pour atterrir sur le site des Éditions Baudelaire (c’est magique, je sais).

Même que moi, j’ai eu la chance de le lire en avant première et que une fois que j’ai arrêté d’être trop jalouse je me suis franchement bien marrée.

Comme je suis très sympa ( si, attend tu vas comprendre), je te propose de remporter un exemplaire de ce Graal de mère parfaitement imparfaite.

Alors voilà…

 

Tu es un super-héros ?

 

Tu aimes les super-héros ? (Non mais parce que P’tit Pois adoooooooooOOOOrrrrEEEuuuh ce livre car il adore les super-héros et aussi -il a finit par avouer- Car Serena est magnifique sur la quatrième de couverture :)).

 

Tu es une mère ?

 

Tu as une mère ? Euh…

 

Toi aussi parfois souvent, tu en as ras la cape ?

 

Si tu as répondu OUI à au moins l’une de ces questions alors OUI, il te faut ce livre.

Comme on est là, tente de le gagner sur mon blog !!

 

 

Comment ça marche ?

Raconte moi en commentaire le putain de jour où clairement tu as eu envie d’abandonner tes enfants à un voisin, ce jour où tu en eu tellement ras la cape que t’as jamais osé le raconter à personne.

Raconte moi tout, ça te fera du bien déjà et ensuite, si ta journée est la plus merdique, tu pourrais bien remporter le livre de Serena !!

 

Tu as jusqu’au mercredi 9 avril à minuit pour tenter de gagner un exemplaire !

J’annoncerai le/la gagnant(e) le lendemain en édit de ce billet .

 

Bonne chance et fais pas ta mère parfaite hein, on peut TOUT raconter sous ce billet ^^.

 

 

Edit : La gagnante est Siouna avec ce commentaire :

 

"Bonsoir !!
Une plante verte achetée 58 euros au magasin
Et ma progéniture qui pisse dans le pot parce que c’est rigolo !!
Je l’ai surpris à ce moment là mais dieu seul sait combien de fois ce petit plaisir lui appris
Il avait 4 ans et il ne s"en souviens plus, par contre son père OUi ! Depuis ce jour, interdiction pour monsieur de faire pipi dans le jardin (oui il était très mal éduqué) maintenant c’est au toilette et on montre le bonne exemple ! MERCI"*

 

LOL

 

Par où commencer ?

26 mar

we_need_you1La source de cette image est ICI .

 

Voilà, il y des tas de trucs qui changent dans ma vie en ce moment.

Et en bien avec ça !

Je crois que c’est normal, car je grandis vieillis toussa.

Et donc, je m’interroge sur tout un tas de trucs.

Sur trop de trucs à vrai dire.

Envie de commencer le yoga, de m’initier à la méditation, de consommer intelligemment; moins et mieux.

Ouais non mais ce dernier point, c’est vraiment l’énorme point noir de ma vie .

Je suis un boulet, je n’ai aucune organisation à ce niveau là.

En ce qui concerne l’alimentation je veux dire .

 

En fait, je voudrais…

  • Manger sain, en tout cas beaucoup plus sain qu’en ce moment.
  • Dépenser intelligemment l’argent que je consacre à l’alimentation ( car tout le reste, je gère super bien figure toi).
  • Parvenir à prévoir mes menus.
  • Manger moins de viande systématiquement ( genre je cherche le livre "Ma cuisine végétarienne pour tous les jours" sur le Bon Coin, mais c’est le seul bouquin quI m’a résisté à ce jour et que je ne trouve pas . Je l’aurai un jour :)!).
  • Offrir à mes enfants des goûters plus équilibrés  ( je flippe quand je regarde les étiquettes des petits gâteaux qu’ils consomment quotidiennement).

 

Mais je ne sais pas comment m’organiser.

Je prends donc TOUS les conseils possible en commentaires .

Tous.

Comment vous faites pour vous organiser ?

Vos courses, votre budget, où, quand, comment ?

 

Je veux TOUT savoir .

 

MERCI .

(C’est le seul truc qui m’agace sévère en ce moment dans ma vie, ça mérite que je m’y attarde vous croyez pas ? )

Noémie.

 

 

Quand je me penche sur les éventuels menus de la semaine.

Quand je me penche sur les éventuels menus de la semaine.

Less is more !

25 mar

less is more

La source de cette image est ICI .

Pourquoi ce billet ?

Je lisais hier avec grand interêt le billet d’Antigone xxi.

Je dois dire que le slogan "Less is more" me parle grandement et cela depuis plusieurs mois.

Pas vraiment par choix au départ, je dois le dire.

Plutôt pour une raison de budget, il est vrai.

Mais c’est vrai que l’abondance de choses sous toutes ces formes n’a jamais vraiment été synonyme de satisfaction pour moi .

Je viens d’une famille aisée et je n’ai jamais manqué de rien étant enfant, j’avais tout ce que je voulais, en étant adolescente, il en était de même.

Vous savez quoi ? Je ne savais pas attendre, je ne savais pas me satisfaire, ça n’était jamais assez en fait .

La théorie dite "du yaourt géant":

Un jour j’ai expliqué un peu maladroitement avec mes mots d’enfant ( oui, tu sais, j’ai vraiment gardé mon âme d’enfant moi hein) au Chef de mon cœur  que la vie était comme ces pots de yaourts géants que pas grand monde n’achètent dans les rayons frais des grandes surfaces.

Ces yaourts sont si grand, on ne sait pas très bien quand on doit s’arrêter de manger le yaourt qu’il contient, on a pas de limite et très franchement, chaque cuillère devient un automatisme, on mange inévitablement au-delà de notre faim, au-delà même de notre gourmandise.

Ce pot de yaourt géant ça représente un peu toutes ces choses que l’on consomme car on en a besoin ou que l’on croit en avoir le besoin. Sans limite parfois…

Je sais ce que tu penses, je suis un peu barrée  mais je n’y peux rien, j’ai souvent des images symboliques qui me viennent en tête pour tout un tas de situations … ( ne pars pas s’il-te-plaît hein).

Concrètement ?

Tout cela pour dire que ça fait bien une année que je ne fais plus les magasins.

Au départ, je le vivais (très) mal.

J’avais le sentiment de ne rien avoir à me mettre.

Puis, eu fil des mois des semaines, je me suis détachée de cette dépendance .

J’ai donc actuellement dans mon dressing uniquement des choses achetées d’occasion à des vide-dressing, il est vrai que j’ai de la chance, ma petite sœur en fait souvent elle me fait des prix … défiants tout concurrence . Mais malgré cela, je ne me laisse pas aller ( vous pourrez lui demander), j’achète uniquement ce dont j’ai besoin et je fais en sorte de trier mon dressing dès j’achète de nouveaux vêtements.

J’ai donc un dressing très sommaire.

Je tente alors de vendre les vêtements qui ne me servent plus par lots, mais, comme c’est le cas présentement, si je n’arrive pas à les vendre, je vais les déposer chez Emmaus par exemple, ou dans les contenaires à vêtements sur le parking de ma grande surface habituelle.

Pour les chaussures, j’ai fait pareil, j’ai vendu beaucoup de paires. A bon prix en plus ! Car elles étaient en excellent état, ces chaussures achetées trop petites et qu’on se dit qu’elles vont "finir par se faire", ou celles achetées trop grandes par maladresse.

On ne m’y reprendra plus.

Je ne me suis pas acheté des chaussures cet hiver à part des Minnetonka achetées dans un magasin d’usine hors saison. Et oui, il faut guetter les bonnes affaires partout.

Voilà un peu ma richesse du moment, j’ai moins de choses mais j’apprécie d’une manière hautement considérable tout ce que j’ai .

Et mes vacances ont été pour moitié ( pour l’instant) financées par mes ventes.

Je n’ai pas l’intention de m’arrêter là.

Je pense que quand on entre dans cette mécanique, on ne fait jamais marche arrière.

Je suis comme ça aussi pour les livres, je ne les achète que d’occasion et je les revends ensuite.

Hop, un tour sur le Bon Coin, et comme, il faut bien que je l’avoue, j’ai toujours de la chance, je trouve toujours, ou presque du premier coup l’ouvrage que je cherche et je le paye parfois jusqu’à un dixième du prix.

J’aime cette idée d’accéder aux choses sans en payer le prix fort car surtout je ne vois plus l’intérêt  de faire autrement. Et j’aime aussi l’idée d’avoir des choses qui ont une vie et un passé, ça peut paraître un peu bête mais c’est tout comme ça que je le ressens.

Je préfère attendre quelques jours, mêmes quelques semaines pour trouver un livre ou n’importe quoi d’autre d’occasion plutôt que de l’acheter neuf aujourd’hui.

Je n’achète pas d’occasion pour mes enfants car je n’en ressens pas le besoin actuellement, le grand transmets presque toujours ses vêtements au petit et on ne dépense pas beaucoup en vêtements.

Chaque achat matériel est réfléchi en fait .

La question que je me pose toujours est la suivante : "Est-ce que j’en ai vraiment besoin? "

  • Si oui, j’achète ( d’occasion ou non) ou je cherche si je peux faire autrement ( exemple la Cup me fait économiser des sommes folles !)
  • Si non, c’est que c’est une envie et elle peut attendre car une envie ça passe aussi vite que c’est venu Promis.

Je n’ai pas acheté de maquillage depuis six mois, je finis tout ce que j’ai et rien ne me détournera de ce but.

Je sais attendre, je ressens la valeur de chaque chose, j’ai une vie qui m’apporte une grande satisfaction désormais comparé à ma vie d’avant remplie d’abondance.

J’ai tout gagné !

 

Et vous ça te parle ce slogan ?

 

 

 

Youhou, un jour enfant malade !

24 mar

Il dort là, et ouais.

Il dort là, et ouais.

Commençons par une définition si tu le veux bien.

Le fonctionnaire de l’Éducation Nationale ( mais pas que, évidemment) est autorisé à prendre un congé pour soigner un enfant malade ou en assumer momentanément la garde.

C’est un droit certes, c’est cool d’avoir ce droit. C’est indispensable même.

 

J’aimerais juste un instant qu’on arrête de blâmer les fonctionnaires qui les utilisent car ils ne peuvent pas faire autrement.

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une nounou qui prend les enfants même malades-avec-40°-de-fièvre ( j’y crois pas trop moi hein mais voilà ce qu’on m’a dit un jour).

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un mari qui est lui aussi fonctionnaire et qui peut le plus simplement du monde bénéficier de ses journées enfant malade à lui.

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir Mami au bout de la rue ou dans le village d’à côté.

 

Pardon hein, d’avoir des priorités et de les ordonner.

Pardon d’avoir fait le faux choix de rester auprès de mes enfants.

Non mais parce que si tu crois que c’est un vrai choix fondé sur des arguments genre je pèse le pour et le contre tu te mets le doigt dans l’œil car j’ai pas le choix. Point.

 

Oui, je sais que mon absence va mettre plein d’individus dans l’embarras.

A commencer par mes collègues qui, je l’espère n’auront pas à accueillir trop de mes élèves, les pauvres .

Ensuite, il y a les enfants pour qui cette journée sera une journée perdue car comme souvent dans l’Education Nationale, on manque cruellement de remplaçants et je ne serai donc pas remplacée .

Pour finir il y a toutes ces   familles que ça pénalise, à qui ça complique la vie. Parce qu’il faut trouver où placer les enfants pour la journée et que tous, comme moi, n’ont pas forcément Mami au bout de la rue ou dans le village d’à côté.

Je sais tout ça, crois moi je le sais .

Sache que si je pouvais faire autrement je le ferai.

Merci de ne pas me demander de mesurer à quel point je mets les gens dans l’embarras .

Je le sais et le fait d’en rajouter une couche n’ajoute rien à ma capacité à mesurer cet embarras mais plutôt multiplie ma propension à me sentir triste et impuissante.

enfant malade 2

Quand on me dit que si on travaille et qu’on a pas de mode de garde de secours, il ne faut pas faire d’enfant.

 

 

No-Poo, mon expérience : Le bilan ( plus quelques trucs et astuces)

23 mar

Semaine 1

Semaine 1

Semaine 2

Semaine 2

Semaine 3 ( THE touffe)

Semaine 3 ( THE touffe)

Semaine 4

Semaine 4

J’aurai vraiment beaucoup aimé faire une vidéo pour ce billet mais très franchement, toi comme moi, nous l’aurions amèrement regretté vu ma tronche du jour, maladie oblige .

Bref, me voilà pour dresser mon bilan de l’expérience No-Poo car oui je suis allée jusqu’au bout de processus à savoir le " mois sans rien".

Avant toute chose, je voulais donc livrer deux astuces dans ce billet.

Comment laver une brosse efficacement ?

Pour rappel, la brosse que j’utilise est la brosse Méli-Mélo de Sybell, elle me convient parfaitement . Je le nettoie quotidiennement ( voir même deux fois par jour) avec une brosse à ongle et du shampoing ( ou du savon d’Alep). Je n’utilise pas de peigne.

Mais comment je fais pour retirer les cheveux sales ? Je sais bien que c’est ça la question que tu te poses.

Et bien, j’effectue des petits mouvements circulaires en tenant ma brosse à ongle légèrement inclinée vers le bas. Je reproduis cette action plusieurs fois sur toute la surface de la brosse et de manière magique (ouais, on peut au moins dire ça) les cheveux s’accrochent à la brosse à ongle et donc du coup, le nettoyage est ultra rapide .

Comment effectuer un Water Only efficace ?

Pour rappel également, un Water Only est un lavage à l’eau. Il ne s’agit donc pas simplement de passer sa tête sous la douche pour effectuer un Water Only.

Le Water Only doit donc s’accompagner d’efficaces massages du cuir chevelu à plusieurs reprises.

Je m’explique .

Déjà, je commence par mouiller généreusement ma chevelure avec de l’eau tiède, j’éteins ensuite l’eau, je procède ensuite à un massage du cuir chevelu. Je mouille ensuite à nouveau à l’eau froide, idem massage puis je termine à l’eau froide toujours suivi par un massage .

J’effectue ensuite un rinçage-que-je-rince-pas (Une likeuse a ingénieusement nommé cela : Soin no rince, j’aime bien :)) avec un mélange de vinaigre de cidre ou de jus de citron dilué dans de l’eau froide additionné de deux gouttes d’Ylang-Ylang ( attention, c’est vraiment très concentré hein).

Attention : Le Water Only n’aura aucune efficacité sur ta chevelure dans un premier temps.

Il va falloir attendre un bon moment, attendre d’avoir suffisamment avancé dans l’expérience No-Poo.

Donc rassure toi, cela est normal qu’au départ, le Water Only graisse ta chevelure plus qu’il ne la lave. Pas de panique, il faut de la patience.

Je l’ai déjà dit plein de fois mais vraiment, la patience est le maître-mot de cette expérience.

 

 

Je passe maintenant à mon bilan en quelques questions .

 

Est-ce ça a été difficile de tenir un mois "sans rien"?

(Je rappelle que je me suis lancée dans le mois "sans rien" au bout de quatre mois plein de méthode No-Poo)

Non, ça n’a pas été du tout difficile. J’ai tenu plusieurs mois à un seul No-Poo par semaine puis pendant un mois, j’ai fait un No-poo toutes les deux semaines et une chose en entraînant une autre, j’ai sauté le pas du mois sans rien car mes cheveux étaient vraiment très propres alors j’ai voulu aller plus loin.

Je n’ai jamais eu les cheveux gras. Je n’ai jamais eu de pellicules, jamais de démangeaisons non plus. Alors que j’ai utilisé de la laque par exemple.

Je n’ai jamais eu honte de sortir de chez moi avec ma chevelure douteuse.

Car elle n’a jamais été douteuse. Jamais pendant un mois.

Je ne l’aurais jamais fait sinon, je me serais fait un No-Poo sinon, je ne vois pas l’intérêt de se torturer comme ça . Je sais que beaucoup en sont capable mais franchement, pas moi !

Si tu ressens le besoin de mettre un sac sur la tronche, c’est que franchement, tu as été trop vite dans le processus.

Chaque chose en son temps.

Si tu vas trop vite, tu vas te dégoûter de la méthode.

Promis.

 

Quels soin pour mes cheveux pendant ce "mois sans rien" ?

 

J’ai effectué un shampoing sec à la maizena-cacao un fois par semaine, j’ai opté pour cette recette que j’ai mise dans un récipient de poivre, ce qui m’a permis de doser plus raisonnablement la quantité de shampoing sec sur mon crâne. Je brossais ensuite activement .

A partir de la deuxième semaine ( car avant, c’était genre une seule fois par semaine), j’ai fait un Water Only tous les deux jours avec un rinçage jus de citron dilué et deux gouttes d’Ylang-Ylang. J’ai privilégié le jus de citron mon cuir chevelu semblait mieux supporter que le vinaigre ( ok, on est censé viser les longueurs mais ça coule toujours un peu sur le crâne en fait).

 

Et les boucles dans tout ça ?

 

Et bien les boucles ont aimé ce mois crash-test . Si elles étaient un peu tristounes ( rare au départ mais de moins en moins rare au fil des semaines), je les boostais à l’aide d’une minuscule noisette d’Après-shampoing sans silicone ni paraben sur les pointes ( que je ne rince pas). L’effet est juste OUF !  J’ai laissé mes cheveux détachés quand j’en avais envie et cela pendant tout le temps du mois "sans rien".

Au niveau du brossage, les boucles ne craignent pas cette étape car il suffit d’un petit coup de brumisateur ( top du top) le lendemain matin quand ton brossage a été effectué la veille. Promis.

 

Concrètement, quoi de nouveau sur mes cheveux après ce mois sans rien ?

 

Ils regraissent encore moins vite qu’avant.

Il ont poussé plus vite .

Ils ont gagné en repousse ! Je veux dire par là que lorsque je tiens mes cheveux comme si je voulais en faire une queue de cheval, la nouvelle densité de ma chevelure me fait juste halluciner. Même mon homme hier a constaté cela hier, c’est dire :). J’ai une sacrée touffe à dompter mais je ne  vais m’en plaindre, j’adore ça .

Je les perds peu, très peu . Comme toujours depuis le début de mon expérience No-Poo.

 

Et le premier No-Poo à l’issu du mois "sans rien"?

 

Je vais pas te mentir, c’était quand même fort agréable hein ! J’ai préparé mon Bicarbonate comme je l’expliquais dans ma vidéo et j’ai  ressenti plus que jamais son efficacité lavante pour les cheveux.

J’ai senti immédiatement  mes cheveux allégés, ils étaient incroyablement doux et souples.

Voilà pour mon expérience, n’hésite pas à me faire partager la tienne !

Pour retrouver tous mes billets sur la question No-Poo, c’est ICI .

A bientôt !

Noémie

Quand je prouve à tout le monde que oui, on peut vivre sans shampoing et que je ne suis pas crade :)

Quand je prouve à tout le monde que oui, on peut vivre sans shampoing et que je ne suis pas crade :)

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 348 followers